Autour de Moulmein

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Si les Anglais en firent la capitale de la Birmanie britannique entre 1827 et 1852, ce n’est pas seulement parce qu’elle était géographiquement propice à l’exploitation du teck et à son exportation. C’est aussi parce que son atmosphère désuète, son côté bourg provincial à l’abri des vicissitudes du temps, devait correspondre assez bien aux exigences romantiques britanniques. Ils y ont laissé des bâtiments et des entrepôts au style colonial bien reconnaissable, témoins d’une période révolue qui structure encore le paysage urbain.

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Plus que toute autre ville en Birmanie sans doute, Moulmein se prête à la flânerie. Flânerie d’abord dans ses ruelles animées où l’on croise des bus sortis du fond des âges. Flânerie ensuite sur ses hauteurs, où s’entrecroisent monastères hauts en couleurs (Photo 6) et colonnes de moines figées dans le béton. Flânerie enfin sur les rives de la Thanlwin river, axe majeur de communication pour explorer plus avant la région.